|
Selon la Fédération des promoteurs-constructeurs (FPC), c’est 85.000 ventes annuelles qu’il faudrait atteindre pour que la demande soit satisfaite, ce qui est loin d’être le cas : le renchérissement des terrains constructibles et des travaux provoque une raréfaction de l’offre de logements neufs.
Conséquences : lorsqu’un promoteur-constructeur monte aujourd’hui un programme, il n’est pas rare que l’immeuble soit déjà vendu à 90 %, ses fondations à peine sorties de terre, alors qu’au cœur de la crise immobilière des années 90, il démarrait la construction avec 20 % de ventes en poche. L’acquéreur, lui, a rarement la possibilité de voir ce qu’il achète : il faut se lancer au vu d’un simple plan, assorti d’une maquette en trois dimensions présentant l’immeuble déjà achevé, avec le terrain aménagé et arboré. Et il s’écoule généralement de douze à dix-huit mois entre la visite de l’appartement ou de la maison témoin et la livraison du logement, période pendant laquelle il paie pour voir (voir plus loin l’échelonnement des paiements). Fort heureusement, la vente sur “plans” est minutieusement réglementée et chaque étape de la vente dite “en l’état futur d’achèvement” est strictement encadrée par la loi, notamment dans le sens d’une protection financière du consommateur. Mais acheter sur plans n’est pas sans risque, et les surprises désagréables à l’arrivée, même si elles n’ont pas toutes le même caractère de gravité, sont fréquentes : retard de livraison, malfaçons, renchérissement du prix… Prenez vos précautions en connaissant vos droits. Si vous voulez acquérir un logement “sur plans”, c’est-à-dire qui n’est pas encore construit, votre vendeur sera un promoteur-constructeur.
|